Le sport sur ordonnance est arrivé !

Le sport peut être recommandé par les médecins depuis bien longtemps, mais ce qui a changé depuis hier, c’est qu’il peut désormais vous le prescrire… comme un médicament !

Faisant partie de la loi santé de janvier 2016, la prescription de sport sur ordonnance est rendu possible à compter du premier mars 2017. Les médecins traitants pourront donc, comme tout traitement, indiquer une activité physique à pratiquer, accompagnée d’une posologie.

Une mesure pour toutes les affections longues durées

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Les personnes concernées par le sport sur prescription pourront être de tout âge, mais les personnes de plus de 50 ans, plus exposées aux ALD, seront les premières visées.

On ne verra pas demain un footing prescrit pour un rhume, car ce n’est qu’en cas de maladie longue que le sport pourra être prescrit. Ainsi, les patients atteints de cancer, de la maladie d’Alzheimer, de dépression ou de diabète pourront se voir prescrire une activité.

C’est une excellente nouvelle, car cela mettra l’activité physique à égalité de traitement avec les médicaments. Bien qu’ils ne puissent pas se substituer en toutes circonstances, le sport peut donner d’excellents résultats pour les diabétiques ou les dépressifs, par exemple, et ainsi diminuer, retarder voire supprimer la prise de médicaments.

Un moyen pragmatique de réduire les dépenses de santé

L’activité physique est primordiale, et manque dans notre société. L’inactivité physique coûte chaque année plusieurs milliards d’euros à notre économie, en partie en dépenses de santé qui pourraient être évitées.

Les affections longues durées sont traitées sur la base de traitements médicamenteux parfois coûteux, qui sont souvent nécessaires mais dont la réduction représenterait une économie substantielle.

Le sport sur prescription peut aussi bien être positif sur le plan physique que sur le plan psychologique, grâce à la sociabilisation et la gratification.

Le sport sur prescription peut aussi bien être positif sur le plan physique que sur le plan psychologique, grâce à la sociabilisation et la gratification.

Une prise en charge financière restant à définir

Un des intérêts de la prescription de sport est d’en reconnaître officiellement les vertus. Pour autant, la sécurité sociale n’a pas pour l’instant prévu de budget ni de modalité de remboursement des séances de sport prescrits.

Le système de santé s’inspirera peut-être du modèle des cures thermales, ou des séances de rééducation, pour définir un cadre de remboursement. Les mutuelles de santé pourraient également, selon les offres, proposer un forfait de prise en charge. En attendant, seules quelques mairies, qui ont fait le choix de ce modèle de sport sur prescription depuis quelques années, comme à Strasbourg.

En tout état de cause, la prise en charge se fera toujours au cas par cas : n’espérez pas vous faire rembourser un abonnement dans la salle du quartier parce que vous avez pris 3 kg cet hiver… mais pour ça, il y a body-op.com et c’est toujours gratuit !

Auteur: bodyadmin

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