Devenir végan ou végétarien : avantages et risques

Le sujet de notre mode d’alimentation, et en particulier ce du choix d’être végétarien, voir vegan, touche autant au simple goût qu’à des considérations philosophiques, spirituelles voir politiques. Quel que soit l’origine du choix, de plus en plus de personnes se posent la question de bannir (ou éviter au maximum) les produits animaux au quotidien.

D’un point de vue strictement diététique, le régime idéal serait considéré d’une grande variété de produits différents, d’origine principalement végétale mais également en partie animale. En théorie donc, le régime dit « omnivore » est préférable à un régime végétarien strict ou non. Cela étant dit, de nombreux spécialistes pointent également les méfaits de notre régime occidental, où la part animale dans l’alimentation est souvent très -voire trop- importante : risque cardiovasculaire, surpoids, cholestérol, ostéoporose, cancers… Et c’est sans parler de l’impact écologique énorme de l’élevage par rapport à la culture : il faut 10 kg de protéines végétales pour produire 1 kg de protéines de boeuf… de quoi nourrir bien du monde !

Bref, les bonnes raisons ne manquent pas pour limiter ou supprimer la consommation de produits animaux, mais il y a également des inconvénients à connaître pour ne pas tomber dans le piège !

Les avantages d’une alimentation naturellement plus variée

Les végétariens doivent (ré)apprendre à combiner les aliments de façon à compenser le manque de viande. Cette expérience peut être stimulante et source de bienfaits.

Les végétariens doivent (ré)apprendre à combiner les aliments de façon à compenser le manque de viande. Cette expérience peut être stimulante et source de bienfaits.

Le premier avantage est qu’en changeant d’alimentation, vous devrez ré-apprendre à réfléchir vos plats. L’effet serait le même si vous arriviez dans un pays inconnu avec de nouveaux ingrédients à utiliser. En effet, dans notre éducation alimentaire, on a appris à concevoir un plat en fonction de la viande ou du poisson. Lisez une carte de brasserie : c’est une viande qu’on vous sert, la garniture est en petit, voir en astérisque !

En incluant des plats végétarien, vous devrez renverser votre façon de réfléchir : plutôt que commencer par ouvrir le frigo et chercher un peu de chair fraîche comme point de départ, vous devrez directement penser à associer plusieurs produits.

Si vous êtes du genre routiniers dans vos associations (les spaghetti, c’est avec la bolo ; les lardons, pour les pates carbos ; le steak, toujours avec les frites ; les haricots, avec des saucisses !), ce renouveau ne pourra que vous faire du bien (mais vous pouvez aussi déménager dans un pays inconnu, pour ça ! 😉 )

Que vous ne mangiez qu’un repas végétarien par jour ou que vous embrassiez le mode de vie végan, vous serez naturellement incité à varier votre alimentation, à trouver de nouvelles céréales (le millet, le quinoa, le kamut…), de manger de nouveaux légumes (le panais, la blette) et de nouvelles légumineuses (comme le lupin)… et ça, c’est excellent pour votre corps !

Les dangers d’un régime végétarien non maîtrisé…

Notre culture culinaire, ajoutée aux progrès de la médecine et à l’industrialisation des produits ont favorisé l’utilisation de certains aliments pour éviter les carences. La viande rouge est devenu ainsi le médicament contre le manque de fer, les laitages ceux contre la carence en calcium et l’huile de foie de morue demeure un des rares aliments contenant de la vitamine D assimilable.

sieste rapide

Si vous vous sentez fatigué ou nerveux lors d’un changement de régime, c’est sans doute qu’il n’est pas adapté à vos besoins : réagissez !

Nous avons donc favorisé depuis près de 100 ans la présence dans nos assiettes d’aliments qui nous protègent des carences les plus courantes, dont la plupart sont d’origine animale. On ne peut donc pas supprimer subitement ces aliments en devenant végétarien, sans les remplacer par d’autres produits ayant la même fonction… au risque de devenir tout anémié, faible et en petite santé !

L’autre danger provient d’un mauvais équilibre de l’alimentation végétarienne. Eh oui, supprimer viande et fromages ne suffit pas à manger équilibré ! Il faut en particulier s’assurer que l’apport en protéines végétales soit assez varié en acides aminés, un problème qui ne se pose même pas lorsque l’on consomme des laitages, des œufs et des viandes blanches !

Notre conseil pour ne pas végéter à rien

L’idéal est de ne pas changer trop rapidement de régime. Les bouleversements alimentaires sur un coup de tête ne font jamais de bien, qu’il s’agisse de régime amaigrissant ou pas !

Commencez par introduire quelques repas végétarien par semaine, puis un par jour, avant de ne plus consommer de viande et produits animaux qu’occasionnellement (par exemple au restaurant ou le dimanche midi). Restez sur ce palier pendant quelques semaines pour trouver votre équilibre, avant d’envisager de supprimer totalement l’apport de viande.

D’un point de vue diététique et médical, nous ne conseillons pas d’adopter un régime végétarien strict sans avoir une bonne formation aux apports alimentaires, une écoute particulière de son corps et un suivi médical régulier. Une consommation occasionnelle de viande ou de produits animaux réduit en revanche considérablement les risques de carences.

 

Auteur: bodyadmin

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