Nouveaux repères alimentaires du PNNS

Le Plan National Nutrition Santé, édité par le Haut Conseil de Santé Publique, sera mis à jour en 2017, avec de nouvelles recommandations pour l’alimentation des adultes. Voici en avant-premières les nouveaux repères alimentaires du HCSP.

Peu de changement, quelques ajustements

Les connaissances en matière de nutrition et de santé publique évoluent perpétuellement, mais l’essentiel des connaissances étant déjà acquises depuis la fin du XXe siècle, peu de révolution sont à attendre. Cela n’empêche pas quelques évolutions visant à épouser les tendances en matière de nutrition, tout en trouvant un compromis avec les habitudes alimentaires et (c’est quelque-part lié) les enjeux pour l’industrie agroalimentaire.

Toujours 5 fruits et légumes par jour…

LégumesC’est le slogan le plus emblématique et le mieux intégré du Plan National Nutrition Santé. Manger 5 fruits et légumes par jour reste d’actualité. La quantité d’un « fruit ou légume » est précisée : il s’agit de 80 à 100 grammes par portion. Le poids d’un kiwi ou d’une tomate moyenne, ou encore de 2 abricots.

Attention : des restrictions sont définies. Par exemple, le jus de fruit (pressé de préférence) ne peux compter que pour une portion.De même, il n’est pas conseillé de dépasser l’équivalent d’une poignée de fruits secs ou à coque, comptant également pour une portion au maximum.

Parmi les refrains bien connus qui ne changement pas, il sera rappelé qu’il ne faut pas manger trop gras, trop sucré ni trop salé.

… mais avec des légumineuses !

Les fayots, flageolets et autres pois n’ont plus la côte dans nos assiettes. Or, les légumineuses sont d’excellents aliments, auquel le haut conseil veut faire une place en recommandant la consommation de deux portions par semaine au minimum.

Un recul net sur les laitages

Est-ce vraiment la seule solution pour ne pas être en manque de calcium ?

La haute autorité a tranché, avec une nouvelle recommandation : désormais, 2 laitages sera le repère nutritionnel de référence. Par rapport aux anciennes recommandations (3 à 4), cela représente un tournant majeur. L’explication de ce changement est multiple, mais peut se résumer à quelques arguments :

  • Dans le cadre d’une alimentation variée, les produits laitiers ne sont pas indispensables.
  • La corrélation entre surconsommation de laitages adulte et des problèmes osseux comme l’ostéoporose ou la fracture du col du fémur fait aujourd’hui débat.
  • Près des 3/4 de la population mondiale est intolérante aux produits laitiers à l’âge adulte.

 

Diviser par deux les recommandations de consommation de produits laitiers peut surprendre, dans un pays où le fromage est une institution et où la consommation de laitages à tous les repas est une habitude, mais il s’agit simplement d’un alignement sur les recommandations d’autres institutions comme l’école de santé publique d’Harvard.

Moins de viande rouge et de charcuteries

Jusqu’à présent, le Plan National Nutrition Santé était vague sur la consommation des produits animaux : viandes, charcuteries, poissons et oeufs étaient dans le même panier et être consommés 1 à deux fois par jour, indifféremment.

Désormais, la charcuterie devra être limitée à 150 grammes par semaine, de même que la viande rouge (500 grammes par semaine) pour être dans les clous. Un limite encore haute au regard de certaines recommandations, mais qui habitueront les français à une meilleure connaissance de la teneur en viandes de leurs assiettes.

Une incitation (timide) au bio

Dans le nouveau PNNS, il sera conseillé de privilégier les aliments cultivés « selon des modes de production diminuant l’exposition aux pesticides pour les fruits et légumes, les légumineuses, les produits céréaliers complets ». Un pas de géant dans un pays qui avait fait le choix d’une agriculture très intensive pendant les 60 ans qui ont suivi la seconde guerre mondiale, et un bon coup de pouce pour les agriculteurs ayant misé sur une agriculture raisonnée ou biologique.

Auteur: bodyadmin

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